Qu’est-ce qu’un plan d’épandage des effluents d’une activité agricole ?

Qu’est-ce qu’un plan d’épandage des effluents d’une activité agricole ?

Nature et lieu du projet :

Cyril SARRADE est éleveur de canards et souhaitait créer une conserverie adaptée aux normes en vigueur pour le traitement des eaux usées, suite au développement de son activité : l’EARL TROUSSIN à Aire sur Adour (40).

Ce projet de conserverie traite environ 2000 canards à l’année avec un atelier de transformation donc un laboratoire pour les découpes et le stockage des produits frais, et une partie pour la commercialisation des produits finis.

epandage agricole

Étude du projet :

Tout d’abord, il fallait savoir si cette activité était conditionnée par un plan d’épandage. Hors après l’étude de l’installation existante et à venir, comme il n’y a pas d’azote rejeté pour ce projet de conserverie, il n’y a pas lieu de suivre le plan d’épandage imposé. Il faut juste dimensionner et installer un système de traitement adapté. Soit déterminer le volume d’un bac à graisse, d’une cuve et une solution de rejet.

Le procédé expliqué :

Un plan d’épandage permet de recycler les déchets organiques en les épandant sur des terres cultivées. Ce document obligatoire est à réaliser lors de la mise en place de l’activité et lorsque celle-ci augmente. Il décrit l’activité et son contexte et il caractérise la matière organique à épandre : nature, valeurs amendantes et fertilisantes, volume annuel produit.

Une action supervisée par la Chambre de l’agriculture :

La nomenclature des ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement) définit pour un certain nombre d’activités, selon leur importance, le classement des régimes de déclaration, d’enregistrement ou d’autorisation. Les activités concernées sont un grand nombre d’élevages, de chais et de distilleries.

Des règles à respecter…

Le plan d’épandage traite de l’organisation de l’épandage : les exploitations réceptrices (avec convention), les intervenants et les matériels utilisés lors de l’épandage, les périodes prévues d’épandage, le suivi analytique des effluents et du sol (s’il y a lieu).

Un plan d’épandage maîtrisé donne un environnement préservé !

Il montre l’intérêt de l’épandage des matières organiques dans le raisonnement de fertilisation des cultures et il définit les doses par ha applicables et respectueuses de l’environnement.

Il indique pour chaque parcelle la surface épandable et les causes potentielles d’exclusion (habitations, cours d’eau, pente, sol...).

La surface épandable est représentée sous forme cartographique avec une localisation des zones sensibles du secteur (Zone Vulnérable, périmètre AEP, Zone Natura 2000…).

Au-delà de l’aspect réglementaire, il induit aussi une valorisation économique de la matière organique puisque son épandage sur des cultures permet de faire des économies d’engrais minéraux.

epandage 2

 

Témoignage de Geoffrey MARTINEZ, fournisseur et technicien de Sageau Pyrénées. Voir sa page dédiée à l'assainissement dans les pyrénées.

Une fois contacté par le client, je me suis saisi du dossier et j’ai fait appel à un bureau d’études avec lequel j’ai l’habitude de travailler : Emmanuel PARENT de MPE situé à BAIGTS-DE-BEARN dans le 64.

Suite à l’étude de sol, le résultat s’orientait pour une grosse station de 150EH, donc une grosse installation avec un coût financier très élevé, et une problématique constatée pour le rejet qu’il fallait résoudre !

Nous avons trouvé la solution… J’ai envoyé les plans fournis par le client au bureau d’études de TECHNO pour le dimensionnement du séparateur à graisse dont ils sont spécialistes.

Pour la fosse toutes eaux, j’ai fait appel aux ingénieurs de GRAF pour calculer le dimensionnement de la cuve : le gros plus du produit choisi, est que le client peut accéder facilement à celle-ci pour la vider. De plus, la cuve GRAF supporte les variations de charges, même dans un sol argileux.

Nous avons effectué six réunions avec tous les corps de métiers à chaque étape du chantier pour suivi de la mise en œuvre et conseils techniques sur le produit : tout s’est parfaitement bien réalisé, à la grande satisfaction de notre client !

Témoignage de l’utilisateur :

Quelles ont été les étapes pour la détermination du système de traitement des eaux usées ?

Cyril SARRADE : Après les premières démarches administratives, nous sommes passés par un bureau d’études. Il a effectué une étude de sol, puis évalué l’existant dont le métré des canalisations déjà présentes.

Ensuite, en prenant en considération l’activité de notre future exploitation, le bureau d’études a déterminé le volume du bac dégraisseur et de la fosse nécessaire pour notre installation.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler avec Éric PATOU?

Cyril SARRADE : Nous travaillons avec lui depuis un moment, nous avons confiance en lui : il est sérieux, réactif et consciencieux. Il vient à chaque fois que nous avons besoin de lui.

Pourquoi nous avoir choisi pour le matériel ?

Cyril SARRADE : D’abord parce que j’avais déjà eu recours à leurs services pour une installation à mon domicile, que j’en suis content et que tout s’était bien passé. Choix également confirmé par notre pelliste.

Sur quels critères ou recherches avez-vous effectué votre choix pourle matériel ?

Cyril SARRADE : À la base, le bureau d’études avait indiqué une cuve de 150EH. Hors compte tenu de la situation de l’implantation du système de traitement, il fallait trouver une solution de rejet adéquate. J’ai fait confiance au technicien de Sagéau Pyrénées et suivi ses conseils. Nous sommes donc partis sur une fosse toutes eaux 32 m3 de modèle GRAF, avec un séparateur à graisse 4 800 litres avec un débourbeur de la marque TECHNEAU, et le dégrilleur 200 litres de la marque SIMOP et les travaux en conséquence. Comme il n’y a pas d’azote dans la conserverie, nous n’avons pas besoin de suivre un plan d’épandage : nous allons pouvoir vider la cuve et épandre par la suite en temps utiles, comme un lisier traditionnel. Ce qui est un plus pour mes terres !